« Décaméron de Douarnenez » par Victor de Portenduère
Extrait :
— Mon Dieu ! prononça-t-elle. Qu’a-t-il ?
— Il est mort, fit Leroy quelque peu surpris par la réaction de la fille d’Eder.
Mrs Travel poussa un cri, Barbe se signa, Delphine devint blanche.
Avec beaucoup de maintien et un sang-froid exemplaire, Delphine demanda à Leroy, promu, dans l’esprit de tous, au rang de docteur :
— Êtes-vous sûr de ce que vous dites ?
— Bien entendu, Madame, il a été assassiné, fit celui-là en toute simplicité.
Un autre cri, court et comme mélangé à un hoquet, retentit aussitôt. C’était Elsa, oubliée de tous sur le canapé, qui reperdait connaissance en entendant le mot assassiné. Delphine se dirigea brusquement vers le canapé comme si elle voulait tuer la maîtresse de son père et, avant que quelqu’un ne puisse l’arrêter, elle décocha une autre gifle à la pauvre jeune fille.
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