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cet extrait d'article est tiré du Journal Littéraire n°91 (janvier 2012) ISSN 1625-9726

Quinze ans après
par Fourcès de Saint-Mont

     Trois amis se retrouvent après quinze ans à cause d’une promesse faite à une an­cienne connaissance, Armin von Schleiz qui, sur son lit de mort, les prie de lui re­trouver sa fille perdue de vue depuis que sa mère l’amena dans son pays d’origine : la Russie. Jadis nos trois amis étaient quatre aventuriers, mais, l’un d’eux mort, ils appellent son frère pour prendre sa place. En sortant de l’hôpital allemand où agonise Armin, ces quatre mousquetaires du temps modernes (Henri de Marsay, Paul de Manervi1le, Victor de Porten­duère et Henri de Saint-Aubin) s’ap­prêtent à parcourir l’Europe à la recherche d’une enfant devenu une jeune femme, afin de tenir leur parole d’honneur.

Chapitre 4 Le nerf de la guerre

    En sortant de l’hôpital, nos quatre aventuriers, sur la proposition de sieur Marsay, retournèrent à l’hôtel, afin d’y tenir un conseil de guerre. Le plus in­quiet était encore Portenduère qui se doutait bien qu’un tel voyage deman­derait des investissement financiers de la part des intéressés directs ; or, l’ouverture de l’enveloppe ne le rassu­ra pas outre mesure.
    — Il y a une photo, commentait Marsay, une lettre cachetée à l’atten­tion de sa fille et une autre pour nous...
    — Ouvre-là, s’écria Portenduère.
    — Ah, non, s’interposa Manerville, en arrachant l’enveloppe. Il est écrit : « À ouvrir en Russie »...

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